Bruxelles en coup de vent

 

19/04/2009

Allen, l ’aîné de mes fils, m ’a fait la surprise de sa visite en octobre dernier. Une envie de bouger nous démangeait. Alors, nous nous sommes échappés à Bruxelles… si proche de Paris par le train


Pistol a même accepté de nous accompagner

Après quelques difficultés pour trouver une chambre d ’hôtel (Bruxelles, capitale européenne, bouillonne d ’activités politiques et commerciales, surtout en semaine), nous avons eu la chance de trouver  gîte dans un hôtel au toit en pignon, à deux pas de la très justement renommée  » Grand Place », finalement !

Je ne disposais que de mon ancien appareil photo, à cette époque là, dont la datation était restée coincée (quel dommage !)

Le temps était magnifique ce qui ne gâtait rien. Le soir, alors que nous arpentions cette Grand Place, une surprise nous était réservée : les édifices ont été miraculeusement éclairés tandis que des extraits musicaux de différents compositeurs européens ont été diffusés.

c ’est là que convergent depuis le Moyen Âge, toutes les activités commerciales et artisanales du pays. Nous avons fait le plein de chocolat Godiva et avons rapporté de la dentelle.

Débouchant de la Grand-Place,

Nous avons arpenté les « Galeries Royales Saint-Hubert »

Ces galeries de verre et d ’acier, conçues par l ’architecte Jean-Pierre Cluysenaar
ont fait l ’objet  d ’actes de désespoirs de la part des riverains chassés de la rue médiévale Saint-Hubert, qui devait être rasée pour faire place à la nouvelle structure.
Les Galeries, sont en fait composées de deux galeries principales disposées en enfilade : l ’une d ’elle étant dédiée au roi Léopold I, l ’autre à la reine
L ’architecte s ’est inspirée des Galeries d ’Orléans, construites à Paris, à proximité du Palais Royal,  mais les Galeries Royales de Bruxelles, dont l ’esprit était de signaler le dynamisme de la nouvelle Belgique, autant que de donner de l ’impulsion au commerce florissant, sont restées longtemps, les plus vastes du monde.


Les Galeries Royales avaient pour fonction d ’approvisionner et de divertir la population d ’artisans, de commerçants et d ’honnes d ’affaires de la ville et des environs.

La Galerie du Roi héberge Le « Théâtre de Vaudeville » (anciennement Casino Saint-Hubert), un centre littéraire, la « Taverne du Passage » (anciennement Café de la Renaissance), où se retrouvaient romanciers, poètes et chroniqueurs d ’Europe et d ’ailleurs.
Au n° 7, se trouve le siège du journal « La Chronique » où Méliès présenta en 1896 sa première séance publique de cinéma
Au n°32, Le théâtre des Galeries Saint-Hubert, présent dès la naissance des Galeries a été démoli et reconstruit dans les années cinquante/ Il présente toujours sa célèbre « Revue »

Les Galeries Royales ont également accueilli la Maroquinerie de luxe Delvaux et le Confiseur Jean Neuhauss dont le descendant allait inventer la praline (et sa femme le « ballot-in » pour en assurer le bon port)

Nous débouchons rue des Bouchers,  très étroite, longée de restaurants illuminés dès que la nuit tombe.

Allen commande ses moules frites;

Van Gogh se  tient  figé dans la même position depuis … des lustres,
et le Manneken Piss exécute toujours son morceau de bravoure.

Un prêté pour un rendu…


Tintin et son ami le Capitaine Hadock débusquent  ; nous nous retrouvons en pays de connaissances


Je ne voulais pas quitter Bruxelles (trop rapidement survolée) sans une courte halte à la Maison d ’Horta, tellement représentative du courant « Art Nouveau »
Située dans le quartier Saint Gilles, au n° 25 de la rue Américaine, cette demeure
non pas en brique mais en pierre blanche fait contraste


Fascinantes courbes végétales


L ’heure de la visite est toute proche : Allen tire la sonnette. Quelqu ’un devrait bientôt nous ouvrir

L ’accueil est aimable mais les visiteurs ne sont admis qu ’en nombre restreints, par petits groupes, afin de ne pas perturber l ’harmonie fragile de la demeure. On nous invite poliment à laisser sacs et objets encombrants au vestiaire. Les photos sont interdites à l ’intérieur de la maison
Dès l ’entrée, nous sommes frappés par la beauté enveloppante de la cage d ’escalier dont le faît est une coupole de vitraux laissant passer une luminosité tamisée qui éclaire la demeure toute entière.
L ’escalier, protégé au rez-de-chaussée par une double porte en vitraux dessert les « pièces familiales » du premier étage, et au deuxième, les chambres (celle de Simone, la fille de l ’artiste, donnant sur un jardin d ’hiver) et la salle de bain avec toilettes qui vaut le détour par son aspect d ’avant garde : Horta avait en effet pensé aménager une douche…
L ’escalier ne déssert que deux étages sur les trois que j ’apercois. Je m ’en étonne…L ’explication m ’est fournie : le troisème palier était réservé aux « domestiques »…

Allen, toujours fasciné par  le sort infortuné du « Titanic », reste interdit devant des détails architecturaux qu ’il reconnaît ici

3 thoughts on “Bruxelles en coup de vent

  1. Superbe ballade qui nous amène a mieux connaitre cette capitale dont par ailleurs , politiquement nous disons tant de mal ……quel courage Pistol !
    Amitiés a voustrois
    Jean

  2. Je reçois ta news. Je n ’ai pas pu poster de com sur ton dernier article, donc je le fais ici.
    Je relève l ’adresse de ton blog pour ne pas te perdre 🙂

    Bises. Dani de Lyon en pause…..

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