Des vacances : ailleurs …

Me voici seulement maintenant de retour sur une terre ferme et familière…

En ce début juillet un peu maussade je me suis vue offrir la surprise d ’un départ    impromptu, vers une destination inconnue… Juillet  annonce de façon officielle, partout dans    l ’hexagone, la traditionnelle trêve des vacances estivales… Moi, je n ’avais rien prévu de particulier pour l ’occasion encore cette année.

Pour réparer cet oubli, les circonstances se sont chargées de m ’enlever à ma routine quotidienne, et de me transporter    vers une destination spéciale. La durée du séjour, généreusement offert, ne m ’avait en revanche, pas été précisée.

 

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Le lieu de villégiature qui s ’offrit à moi,  m ’apporta à disposition immédiate le réconfort oublié des événements     cycliques qui rythment nos vies, où jours et nuits se succèdent infailliblement sans heurts,  où les fondamentaux magiques de l ’existence (terre, eau, ciel, air, )  paraissent    dans leur beauté originelle, où les petits plaisirs  oubliés de l ’enfance se redécouvrent avec volupté,  où l ’imagination se laisse aller sans retenue à transformer au gré de sa    fantaisie « le monde quotidien » en un monde possible,  où parfois sur fond azur, des nuages tels des troupeaux cotonneux se télescopent et folâtrent sous  le regard  étrangement    proche mais discret d ’une certaine Dame de Fer.

 

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D ’un côté de la résidence    une baie vitrée s ’ouvre sans retenue sur un atrium spacieux et lumineux, où s ’épanouissent à température idéale des palmiers exotiques. L ’endroit  est transparent, animé de part et d ’autre    par le va et vient de ludique cabines de verre : venons-nous de pénétrer  le Royaume miraculeux des studios Pixtar ?

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Du côté opposé, une  issue similaire donne la réplique à la première, mais nous mène cette fois vers un belvédère    qui invite à tous les possibles, et favorise  un retour éphémère aux plaisirs des liens sociaux, oubliés  au fil du temps, rencontres éphémères mais souvent d ’autant plus chargées de    messages.

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Le « pont promenade » est  la « proue » d ’un imaginaire paquebot insubmersible qui surplombe sans remous une zone    indéfinie  ou cohabitent béton et pavillons fin dix-neuvième coiffés de petits chapeaux de tuiles rouge. L’embarcation fend avec une  aisance étonnante un océan étrangement    immobile.

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L ’espace contenu entre ciel et terre délimite un havre protégé du monde ordinaire. Le navire s ’achemine avec calme et    détermination en direction d ’un ilot où l ’abordage parait improbable.

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Alors on se sent pris par l ’irrésistible attrait des hauteurs. On emprunte avec une appréhension à peine perceptible    l ’une des cabines de verre qui nous offre d ’un seul coup d ’oeil, le Mont Valérien, le centre d ’affaires de la Défense et … la Tour Eiffel

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Et la-haut, vue imprenable sur un monde réservé à quelques initiés dont on ne connaît  encore ni les codes ni les    rites.

 

Gîte  assuré,  repas goûteux agrémentés de petits légumes,  élaborés avec soin selon les besoins de chacun    des hôtes : autant d ’attentions auxquelles nul ne peut rester insensible, et pour finir,  des délices savoureux des petites gâteries rappellent la douceur de l ’enfance.

 

Et les jouets sont présents en abondance …

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spatiaux et insaisissables

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colorés et attrayants

L ’animation est assurée en permanence par un ballet ininterrompu où apparaissent et s ’esquivent aussi prestement    qu ’ils ont surgi des figurants anonymes, modestes disciples d ’Esculape, tandis que s ’activent sans relâche une armée laborieuse d ’opiniâtres abeilles.

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La couche est tendre et bienveillante. Comme il est bon parfois se laisser enfouir  dans la douceur ouatée de draps    blancs

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Depuis la nuit des temps : soirs et matins se sont succédés sans relâche.

Il en a été ainsi durant ce séjour qui dura cinq semaines.

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