Des vignes de Passy à la voie Pompidou -19/09/2009

Au n°5 de la rue des Vignes, un théâtre… couronné d ’une balustrade.
Le Théâtre du Ranelagh est miraculé. 

  Au XVIII siècle, Riche de la Poupelinière, fermier général de Louis XV fait construire dans son domaine de Boulainvilliers, à l ’extrémité de son château un « salon de musique ». Rameau, maître des cérémonies réunissait autour de lui la cour du roi ; la reine Marie Antoinette et les dames de la cour y dansaient sur sa musique. La Révolution épargna le domaine de Passy mais le théâtre de Musique fut hélas détruit.
Lors des années Waterloo (1815),  les Anglais endommagèrent  le domaine et peu de temps après, un notaire le livra par parcelles aux spéculations immobilières…C ’est ainsi que fut tracé le quartier tout nouveau de Boulainvilliers
Louis Mors, pionnier de  construction automobile et mécène passionné de Wagner, racheta des terrains et fit reconstruire à l ’identique le Salon de musique  : plafonds à caissons, splendides boiseries de chêne massif style néo renaissance. L ’acoustique y est parait-il excellente…
Fin XIX : le rideau s ’ouvre sur des représentations de Wagner, sous la direction de Chevillard.
Depuis lors, les directeurs de l ’établissement, Madona Bouglione, puis Catherine Delvay, notamment)) se sont attachés à une programmation éclectique des spectacles : concerts, découvertes de nouveaux talents, représentations théâtrales…


 Nous nous trouvons dans le XIX arrondissement : l ’envers d ’un décor. Voici  l ’archétype d ’un « escalier de service », réservé à la « domesticité »..
On ne partageait pas les lieux d ’aisance avec les « maîtres »  et les « chambres de bonnes », pigeonniers exigus et mansardés nichés au dernier étages n ’ont comporté pendant longtemps ni eau courante ni électricité

Nous gagnons le pied de la colline de Passy, où se trouve la maison de la Radio. 

« La Tour prends-garde ! » : un sous-sol peu sûr menacerait  les fondations de la tour centrale. On murmure que pour des raisons de sécurité, ses jours seraient comptés.


Sur la rive droite de la Seine, cette voie express fut d ’abord conçue pour fluidifier la circulation automobile. Réalisée par tronçons de 1937 à 1966, elle s ’étend  d ’ouest en est, sur près de huit kilomètres (dont trois kilomètres de souterrains)
Aujourd ’hui l ’automobile doit s ’effacer lors de certains événements, dont « Paris-Plage » (de la mi-juillet à la mi-août) : les quais prenant se prêtant alors à la villégiature pour les promeneurs et flâneurs qui peuvent à loisir y prendre le soleil au bord de l ’eau


Nous retrouvons le Pont Rouelle, construit pour assurer le transport ferroviaire de la gare Saint-Lazare au Champs de Mars pour les visiteurs de l ’exposition Universelle de 1900. La ligne de chemin de fer ayant perdu sa raison d ’être, à la fin de l ’exposition, elle fut réservée au trafic voyageur avant d ’être fermée dans les années 1930. Laissé à l ’abandon, le pont fut restauré et réaménagé au début des années 1980 pour y accueillir un raccordement de la ligne RER C  :
Corps de pierre de taille longé d ’une balustrade, structure métallique début du siècle, puis raccord de la ligne en direction du Champs de Mars par un  « saute mouton »

http://pistol-boule-bringe.over-blog.com/article-35280458.html

Une construction en pointillés :  après avoir enjambé la Seine,  il traverse La voie Georges Pompidou, puis l ’avenue du Président Kennedy


…avant de gagner  la gare  » Avenue du Président Kennedy »

Une nouvelle structure en verrière a été construit à l’emplacement de l ’ancienne gare desservie par les trains joignant le Gare Saint-Lazare au Champs de Mars :
elle s ’appelait « Quai de Passy »

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