Entre Blanche et Clichy la Rouge

 

 

03/12/2009 

La rue Fontaine prend une tangente discrète entre la rue Blanche qui s ’en va rejoindre la Trinité. Elle est courte et chaude et se termine à l’embranchement de la rue Chaptal et de la rue Pigalle. En retrait de Pigalle, elle parait modeste, en demi teinte, mais clame son existence avec éloquence. Tout est dit, ou presque…


Nous sommes bien à la lisière de  Pigalle la Rouge, à dix minutes à pied de la gare Saint Lazare.

Le cosmopolitisme des deux pôles de la rue Blanche, se retrouve ici intimement enlacé, visages avenants, silhouettes furtives, bourgeoisie du quartier chargée de sacs marqués du sceau du Monoprix du coin de la rue,

immeubles résidentiels de bon aloi, cabinet médical, et présence toute proche du théâtre Fontaine ouvert en 1951 par jean Richard : Raymond Souplex, Roger Pierre et Jean Marc Thibaut.
Aujourd ’hui, la compagnie Colette Roumanoff (mère d ’Anne Roumanoff) s ’y produit : on y joue du Molière et des spectacles pour enfants

Mines préoccupés, clins d ’oeil en coulisse, regards ébahis, ombres et lumières,

Sommes-nous ici ou bien ailleurs ? La rue Fontaine ajoute aux paillettes quelque chose de plus…

Breton, le père du Surréalisme habitait bien là. Y a-t-il trouvé « l ’or du temps ».
Toulouse Lautrec, Degas Camille Pissarro avaient apprécié en leur temps, le calme relatif offert par cette petite rue un peu en retrait des festivités pour y installer leurs pénates.

 


L ’eau, le coeur, le sang, le feu…


Les transitions s ’opèrent sans ménagement entre paillettes illusoires  et  simplicité presque rustique,

Nous revenons sur nos pas. A notre grande surprise, le Moulin Rouge est toujours là

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