Et maintenant …

 

 

Calé dans son « fauteuil roulant », escorté par la maîtresse, Pistol attendait appréhensif l ’ouverture de la porte du cabinet de consultation du nouveau vétérinaire ostéopathe. C ’est une jeune femme avenante et compréhensive qui lui a prodigué les soins. Sa voix était chantante, son regard doux. Elle a évalué les dégâts et ne semble pas disposée à baisser les bras. Elle a caressé et massé le petit corps malade et a prescrit un traitement de longue haleine à l ’arnica.

 

 

Le cabinet se trouvant à proximité relative, nous avons boudé le métro et longé comme autrefois les larges avenues bordées d ’arbres aux feuillages magiques ; ils déployaient ce matin un éventail de coloris allant du franc cramoisi jusqu ’aux jaunes et verts filigranés.  Le ciel  plombé parvenait ça et là à percer en pointillés la voûte végétale d ’honneur qui nous protégeait de la bruine . Sur l ’asphalte anthracite, les pigeons picoraient leur miettes de pain sans devoir craindre aujourd ’hui d ’intervention intempestive. Nous étions heureux  ou presque … 

 

 

Les « rollers » ont été commandés. Nous les attendons tous deux avec impatience

 

 

 

 

Photo 006

 

 

Pistol a retrouvé son gîte, gagné son petit carré de soleil, derrière la vitre ; il semble apaisé et s ’est assoupi… La tribu s ’est retranchée dans ses appartements et fait silence.

 

 

 

 

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