Impasse Marie Blanche

 

 

10/12/2009

Rue Cauchois : à deux pas de la « Barrière Blanche » elle entoure d ’une accolade le « Café des deux Moulins » et grimpe, en empruntant quelques minutes durant un parcours parallèle à celui de la rue Lepic.

Rue Cauchois

Elle est brève, calme, et modeste. A sa croisée, la rue Constance, sans signe particulier, rejoint tout simplement la rue Lepic, un peu plus haute, mais en deçà de l ’intersection de la rue des Abbesses.
 Mais qui penserait fouiner au coin du magasin « Brocante » …

Impasse Marie Blanche (Paris)

Une impasse aux pavés disjoints est attachée comme un satellite à la rue Cauchois : petits immeubles et jardinets ; et puis, tout à coup, au milieu de tout cela, émerge  un bâtiment monumental et une étrange tour  coiffée d ’une balustrade ouvragée

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Camouflée derrière un rideau de feuillages et d ’arbustes, se déploie généreusement une étonnante demeure néo gothique qui rassemble à elle seule tous les composites  architecturaux antiques et moyenâgeux.

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Cette demeure  construite en 1835 est l ’oeuvre d ’ un certain Marie-Joseph-Charles de l ’Escalopier, natif d ’une famille de la noblesse de robe de Liancourt en Picardie.

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Le noblesse de robe étant chargée sous l ’ancien régime des fonctions juridiques et administratives (finances), la fortune familiale lui permit d ’étudier l ’archéologique, une science toute nouvelle à l ’époque, qui lui inspira sans doute cette demeure caractéristique du « style troubadour » cher à son temps.

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Tourelles, bow-windows, colonnes , cariatides grotesques, balcons de chêne sculptés,  croisées reprises au style médiéval :  l ’époque romantique avait dans ses engouement exotiques le geste large et généreux

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Porte d ’entrée bordée de dentelles de pierre

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Le propriétaire de la demeure avait en outre, fait construire une serre chauffée à la vapeur, un musée de l ’orfèvrerie du Moyen-Age et une salle de gymnastique qu ’il fait transformer par la suite en bibliothèque. Les collections furent léguées à la ville d ’Amiens et les corps de bâtiment qui les abritaient abattus, après sa mort en 1861

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Nous regagnons les abords plus familiers et plus reposants de la rue Constance…

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