La plus longue façade de France -25/06/2011

 

 

1656 –  Les semaines, les mois les saisons ont passé. De la réclusion des marginaux du « Grand Siècle de Louis XIV », à l ’émergence, morceau par morceau, d ’un établissement de soins, parmi les plus prestigieux…

Vers le pavillon de gardiennage - Hôpital de la Pitié-Sal

Grande Force, Petites Loges, Cour Mazarin, Cour Lassay, et enfin Cour Saint-Louis que préside le portail d ’ accès à la chapelle octogonale couronnée d ’un dôme généreux, toujours placée sous son emblème… Doucement, nous en descendons l ’une des allées latérales ; elle mène à un pavillon qui ne dépare pas, coiffé de toits à la Mansart : d ’un côté, un bureau d ’accueil pour tous, de l ’autre une discrète cafétéria ombrée de coquets parasols jaunes où convalescents entourés de leurs familles et amis reprennent souffle.

 

La Pitié - angle de pelouse fleurie

Quelque soit l ’angle où on pose le regard, le jardin à la française tiré au cordeau, pacifie l ’esprit et élève la pensée par l ’harmonie de ses rigoureuses symétries.

 

Cour St Louis Hôpital de la Salpêtrière

Dernier regard, avant de reprendre le cours habituel de nos occupations, sur une parenthèse de vie  lointaine mais parfois toute proche, qui parvient à contenir toute entière « la plus grande façade de France ». Un modèle d ’architecture académique du « Grand Siècle », si on en juge…

 

 

Entrée principale La Pitié - Salpétrière

 

Au seuil de la monumentale entrée de l ’hôpital qui laisse deviner en enfilade, les étapes de son histoire,

 

Statue Pinel - Pinel en personne !

et placée en évidence, la haute statue du docteur Pinel se détache sur un ciel bleu immaculé. Éclairé (aujourd ’hui par de doux rayons du soleil parisien), le pionnier de la psychiatrie, libère les folles de leurs entraves et de leurs chaînes et

 

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préconise  des cures plus humanistes : bon air et exercice… Les longues allées ombrées du square Pinel attenant à l ’hôpital s ’y prêtent et offrent à tout voyageur de la vie, une occasion de se ressourcer.

 

Photo 1240

 

Et tout au bout du chemin, là où  se croisent à intervalles réguliers des rames de métro qui transportent des voyageurs à la gare ferroviaire d ’Austerlitz toute proche, était un lieu, connu il y a longtemps sous le nom de « Salpêtrière »,  qui couvrait une zone de marais, de part et d ’autre de la Seine : tout un village s ’activait alors à la fabrication de poudre à canon, quand tout a commencé…

 

 

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