La rue…de la Butte-aux-Cailles -26/07/2011

 

 

 

La Bièvre se languissait au pied de la Butte, exploitée

jusqu ’à épuisement.

Passage Barrault

Mille et un « petits bricoleurs » avaient planté leurs échoppes un peu partout dans les  rues, mais aussi dans des replis insoupçonnés et mal famés. Le Passage Barrault qui se jette… rue Barrault, une ancienne voie sordide, a gardé un peu de sa physionomie tourmentée.

 

 

Eléphant angle passage Barraut et Butte aux Cailles

A l ’extrémité du passage, l ’horizon s ’est fermé à mesure que l ’urbanisation a grandi ; il est réduit à sa plus simple expression. Seuls se devinent, dépassant de quelques têtes, d ’un côté l ’incontournable  silhouette de la Tour Montparnasse, de l ’autre un éléphantsanglier inattendu, de taille imposante.

 

Place de la Commune de Paris (panneau émaillé)

La rue des Cinq Diamants vient se fondre à la rue de la Butte-aux-Cailles, tout en nous déposant  au coeur d ’une petite place ombragée, où une fontaine Wallace est censée mettre l ’eau potable à portée de tous. Du haut du sommet de la butte, les rues couvertes de petits immeubles s ’échappent comme des ruisseaux

Un groupe d ’activistes s ’affairent à poster des tracts sur les troncs d ’arbres, un peu partout…là où, en 1871, les Communards de la Butte-aux-Cailles, sous la direction du général fédéré Wroblewski, défendirent le site contre les « Versaillais ».

Un promontoire déguisé en place.. Une place faite au souvenir.

 

Le FMI essaie toujours de baiser les pauvres - Rue de la Bu

Les années ont défilé, et la remise en cause du pouvoir s ’est adaptée au goût du jour.

 

Tous les ans, le 15 septembre, se déroule sur la place, une commémoration de la Commune, un prétexte au rassemblement des inconditionnels du quartier .

 

 

Rue de la Butte-aux-Caille - Boulangerie

 

« Cinq Diams », Butte-aux-Cailles… Place de la Commune, une place différente de toutes les autres : elle n ’est pas vraiment ronde et l ’ensemble forme un triangle dans lequel est planté un décor où on pourrait imaginer voir évoluer le petit monde de Don Camillo ; mais ici, le maire aurait évincé le curé pour de bon : point de clocher sur la place…

Un bar, une boulangerie doivent se trouver à proximité.

 

 

Le Temps des Cerises - rue de la Butte aux Cailles

La vraie vie commence après le coucher du soleil. Les nostalgiques et les curieux tardent à prendre place sur les terrasses. L ’après midi n ’en finit pas de s ’étirer.

 

Devanture verte et balustrade fleurie - rue de la Butte-aux

 

Mais le jour naturel révèle quelques curiosités invisibles dans l ’obscurité. Certaines vitrines pourraient laisser dubitatifs quant au contenu des prestations proposées derrière les plissés de leurs rideaux,  tout simplement, des activités… immobilières.

 

Enfilade de bistrots - rue de la Butte-aux-Cailles

Le crépuscule attendu s ’installe insensiblement. Les premiers convives viennent prendre place à bord des terrasses, l ’un après l ’autre, indécis et silencieux  comme des plumes.

 

Petit immeuble d'angle - rue de la Butte-aux Cailles

Les tavernes, bistrots, restaus,  balcons fleuris  se veulent autant de clins d ’oeil au temps où la butte, encore séparée de Paris par le mur des Fermiers généraux (bâti à l’emplacement de l ’actuel boulevard Bianqui) faisait partie des communes limitrophes qui ouvraient leurs bras aux  classes modestes. Les familles tentaient de « changer d ’air » et de prendre un peu de bon temps en se réunissant autour d ’une piquette.

 

Rue de la Butte aux Cailles - bistrots2

On chantait, on dansait, avec d ’autant plus d ’entrain, que sur les hauteurs de la Butte-aux-Cailles, on  échappait aux taxes sur les produits importés, vins notamment, auxquelles les résidents de la capitale étaient assujettis.

 

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.