La rue des Eaux mène au musée du vin -07/09/2009

 

Échappée timidement du boulevard Delessert, la petite rue Beethoven descend en cascade  et rejoint directement la Seine. Autrefois, elle s ’appelait « rue de la montagne », avant que le tracé du boulevard ne la réduise aux dimensions modestes auxquelles elle est restreinte de nos jours. 

Souhaitant regagner la Seine, nous avons préféré rejoindre les abords plus riants du métro Passy
En face d ’une rangée d ’immeubles de pierre de taille qui porte le nom de Square Albani, un espace naturel déboule jusqu ’aux rivages du fleuve.

Qui a connu « Jaboune » ? Né à Paris, mort à Paris… Au cours de ses quatre-vingts années d ’existence, il participe aux deux conflits mondiaux de 1914-1918 et de 1939-1945 (après avoir été décoré de l ’Ordre de la  Francisque par le régime de Vichy, il rejoint les « Force Libres »). Blessé par balle fin 1944,  la moitié de son visage restera à jamais paralysée.Animateur de télévision, il organise des émissions pour la jeunesse au cours desquelles il s ’efforce de montrer son meilleur profil. Sa bonne humeur est légendaire. Il révèle un jeune talent : Fernand Raynaud

Les textes qu ’il a écrits pour la chanteuse Mireille (« Couchés dans le foin », « Ce petit chemin », etc.) l ’ont porté à la postérité.


J ’ai trouvé sans difficulté la porte du n°9.


et me suis arrêtée un instant sous un  balcon à mosaïque. 

Nous avons descendu la volée d ’escaliers qui nous mène  de Passy à sa source (aujourd ’hui tarie).
La source de Passy a été découverte en 1650; elle a donné au village sa vocation thermale ( les indications médicales me paraissent approximatives : on dit que les eaux sulfureuses étaient censées traiter la constipation et des difficultés de procréation)


La rue des eaux prend son élan Avenue du président Kennedy, sur les quais de Seine, et grimpe la colline de Passy.
Elle se rétrécie en un escalier qui va atteindre la rue Raynouard.


Une minuscule capsule qui englobe trois ou quatre immeubles de standing, s ’accroche à la rue des Eaux.
L ’endroit porte, mal à propos, à mon avis, le nom de Square Charles Dickens.
L ’enfance de Charles Dickens fut marquée par l’emprisonnement de son père pour dettes. L ’enfant se vit contraint de travailler comme ouvrier dans une usine de cirage et se prit plus tard à décrire la condition ouvrière de l ’époque.

Cet hôtel Louis XV,  situé dans l ’anse de la rue des Eaux, calé Square Charles Dickens,  est devenu le « Caveau des Échansons de France », plus célèbre encore sous l ’appellation de « Musée du Vin ».
On le visite, on s ’instruit, puis  on goûte trois différentes sortes de nectar, accompagné d ’un assortiment de fromages.
 Nous y voilà : Vive la France, ses jolies femmes, ses fromages, ses bons vins !

Accroché à la façade, s ’étire un cep de vigne très particulier. Issu d ’un cépage très ancien (plus de quatre-cents ans) de la commune de Maribor (Slovénie), ce pied de vigne a été offert par la République de Slovénie à la France en 2003. Il a été planté en janvier 2006, en présence de l ’ambassadrice de Slovénie, du maire de Maribor et de Christian Taittinger, alors maire du 16è arrondissement de Paris


« Qu ’importe le flacon pourvu qu ’on ait l ’ivresse »
(Alfred de Musset)


La Rue des Eaux, réduite à un filet nous étreint et nous élève jusqu ’à la  rue Raynouard

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