L ’Avenue de France à Paris -03/03/2011

Nous avons laissé le douzième arrondissement de Paris derrière nous, sur la rive opposé de la Seine. La passerelle Simone de Beauvoir vient de nous déposer aux confins du »Treizième ».

 D ’instinct, nous prenons à gauche  sur cette avenue de France que nous traversons pour longer les tracés  ferroviaires. Les lignes de chemin de fer  qui viennent  d ’ailleurs en s ’entrecroisant, et se dirigent précautionneusement en direction de Paris-Terminus tout proche offrent un dégagement  de ciel bleu.

Mais des barricades en  interdisent l ’approche, et nous sommes contraints de suivre l ’allée  centrale  :  Promenade Jules Isaac.
Ce nom m ’évoque la couverture verte de ces livres d ’histoire que des générations de collégiens ont transporté dans leurs besaces. 

La toute nouvelle avenue de France ne cesse de grandir ; elle est la seule voie honorant notre beau pays dans la capitale.Immeubles de bureaux, établissements culturels, et cafés, entre lesquels des murs végétaux débutants tentent avec peine de se frayer un espace  vital, se succèdent en enfilade.

 


Nous décidons de ne pas poursuivre à l ’infini , de traverser le pont d ’Austerlitz et de rejoindre la rue de Tolbiac.

Voilà que les derniers bastions animés qui rythmaient la vie d ’un monde ancien vont  disparaître sous quelques lattes de béton… 

 

 

Des arbres, des pelouses, des oiseaux viendront ils les remplacer  pour donner vie à toutes ces façades et terrasses encore sans âme ?

 

 

 

 

Au débouché du pont d ’Austerlitz, nous nous retrouvons en terre plus familière en retrouvant la rue de Tolbiac, ombragée et bordée d ’immeubles anciens, où les portes de petits commerces et de  bistrots de quartier s ’ouvrent à qui veut.

Bientôt une balustrade qui enjambe une voie située en contrebas nous invite à emprunter un escalier

 

 

qui, de haut en bas, et réciproquement, relie  les rues perpendiculaires de Tolbiac et du Chevaleret

 

A la faveur de la descente, se révèle de plus en plus précise, la présence  de quelques maraîchers et marchands de livres ambulants  à l ’entrée de la  nouvelle desserte de la ligne « Météore » du métro :
Station « Bibliothèque François Mitterrand »

 

 

 

 

En cet été 2009, nous nous retournons une dernière fois pour saluer  un îlot de vie gagné par le temps

 

 

Une époque révolue, un monde en sursis…

« Demain, il fera jour » .

 

 

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