Le quartier des Abbesses la nuit

 

 
13/01/2010

Tous les ans à pareille époque, de mi-décembre à mi janvier, un ruban étoilé coiffe la rue des Abbesses de l ’une de ses  extremités à l ’autre.

Mais la fête semble habiter cette rue longiligne trois cent soixante cins jours par an, hiver comme été,  Bars à vins, restaurants, traiteurs, épiceries fines, étals fruitiers, boutiques de créateurs, librairies : le monde entier se rencontre.

Autour des bars en laiton aguicheurs, les amis se retrouvent ; les touristes font halte pour une dégustation, et plus si affinité. On prend plaisir, sans avoir besoin de trop forcer ses talents, à perpétrer l ’esprit des lieux. Les illustres figures de toutes les époques sont discrètement présentes.

Le froid polaire de l ’hiver contribue à rassembler les convives. Les reflets sont pris  par le givre. Les silhouettes se font oniriques.

Montmartre ne vit pas derrière des vitrines et ne se nourrit pas de poncifs. La vie garde ses droits.

Bacchanales perpétuelles, pensée magique, rêve et recueillement sont naturellement liées et se concentrent  à l ’ombre  de Saint-Jean de Montmartre qui  se prête spontanément aux préoccupations actuelles du quartier, sans pour autant négliger la Mémoire.

La rue des Abbesses se termine en apothéose dans un nuage de  fête,
étrange et poétique.

 Amour et insouciance, élans nostalgiques, bals de voyoux…
Innocence campagnarde, dépravation urbaine
Un conte bleu qui s ’imbrique intimement dans le réel.

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