Les anciens abattoirs de Vaugirard : »Le parc Georges Brassens fin

Les humeurs du temps étaient toujours en dents-de-scie en ce mois de mars 2012 Guettant une éclaircie, nous avions retrouvé le parc Georges Brassens surgi des anciennes coures pavées des abattoirs du hameau de Vaugirard, annexé à la capitale en 1860 Nous avons franchi de nouveau le portail qui nous avait menés du dedans au dehors et l ’ avons emprunté en sens inverse, quelques jours plus tard. L ’horreur et le sang, les cris et les pleurs se concentraient dans les bâtiments de brique et de meulière représentés par un archétype du genre à notre gauche Immédiatement placée à notre droite, comme pour donner intentionnellement le change, une pyramide colorée comme un jeu d ’enfants… Il s ’agit bien du théâtre Silvia Monfort (devenu depuis peu « Théâtre Monfort ». Silvia Monfort appréciait les spectacles de cirque, la structure actuelle rappelle le chapiteau original. Les attentes des adultes sont comblées, celles des enfants le sont aussi et les chiens n ’ont pas été oubliés : une longue allée de promenade leur a été réservée. Des vignes en plein Paris ! Ernest Moreau, qui a déjà participé au réaménagement des marchés à bestiaux des abattoirs de la Villette a construit les Abattoirs de Vaugirard à l’emplacement d ’un ancien vignoble, « Le clos des Morillons » Revive aujourd ’hui une vigne de pinot noir, souvenir du passé de ce lieu. Elles produisent un cru sous l ’appellation « Clos des Morillons », vendu par demi-litre aux enchères dont les bénéfices sont versées, comme sur la Butte Montmartre, à des oeuvres sociales. Et les ruchers … bichonnés par des apiculteurs bénévoles. Les abeilles butinent dans les arbres des avenues et boulevards du quartier (acacias, erables,marronniers), et produisent un miel de bonne qualité. Les ruchers sont ouverts au public pour célébrer « La Fête du Miel » durant l ’un des premiers week-end d ’octobre. Notons incidemment que les abeilles ont été soigneusement sélectionnées pour leur douceur. Suivons les sentiers et les allées vallonnées (de main d ’homme), prenons le temps de faire halte au « jardin des senteurs » peuplé d ’espèces aromatiques diverses et variées… Piste de bi-cross, golf practice, varappe, jeux, spectacles, détente, silence : les dispositions les plus diverses, les fantaisies les plus fluctuantes sont comblées, sans que l ’endroit ne prenne l ’allure de « base de loisirs » A l ’angle des rues Brançion et des Morillons se dresse l ’un des portails monumentaux qui signalaient l ’entrée du marché aux chevaux et des abattoirs, pour que mémoire subsiste Rue Brancion une longue lignée de bars-restaurants fait face au marché du livre ancien et d ’occasion. En l ’An de Grâce 2012, la nourriture culturelle succède aux nourritures terrestres.

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