Les Arènes de Lutèce -17/05/2009

 

Débouchant d ’un petit chemin du square Capitan, je ne m ’attendais pas à trouver tout cela, si rapidement, si vaste,  si proche de l ’intimité végétale où je m ’étais enfouie.

 

Construite pour accueillir 15.OOO spectateurs (la ville comptait alors 20.000 habitants), les Arènes permettaient de contempler, du sommet de ses gradins, une vue imprenable sur la Bièvre et la Seine, tout en se divertissant des jeux de cirque.
En 285, les Barbares s ’étant étendus sur l ’Europe entière, les habitants de Lutèce démantelèrent leurs Arènes pour construire le mur de la Cité. Les Arènes furent transformées en nécropole avant de tomber à l ’abandonAvec le temps, un monticule de terre les recouvrit ; elles tombèrent dans l ’oubli.


Cette statue a été dédiée à Gabriel Mortillet (né d ’une famille catholique et monarchiste, ce dernier se distingua au moment de la révolution de 1848 par ses idées radicales et anti cléricales ; il fut contraint de s ’exiler en Suisse. Il particpa avec Philippe  Broca à la création de l ’ Ecole d ’Anthropologie).

 

Les travaux haussmanniens contribuèrent à inverser le cours de cette triste destinée. Lors de la percée de la rue Monge, en 1870, on découvrit des squelettes datant de l ’antiquité et différents artefacts. Napoléon III dut  toutefois renoncer, devant les coûts des travaux, à faire poursuivre les fouilles. Les Arènes furent de nouveau recouvertes, mais non oubliées…

 

 

Victor Hugo et Victor Duruy,  menèrent avec passion un combat acharné pour que les recherches soient reprises. Elles le furent un moment (on retrouva notamment le squelette d ’un homme mesurant
2,10 mètres), mais les fouilles furent  de nouveau abandonnées.
En 1914-18, le Docteur Capitan finança  les travaux. Et c ’est grâce à lui que Les Arènes virent enfin de nouveau le jour !


Situé à l ’orée du jardin des Arènes, en bordure de la rue de Navarre, un arbre nain aux formes tourmentées.

 

Jolis balcons d ’immeubles cossus. (Les habitants paraissent d ’un abord  distant).

 

 

 


Au croisement de la rue de Navarre et de la rue Monge, un escalier double, inattendu mène quelque part ailleurs 

 

 

tandis qu ’ici même, cette lucarne accroît ma perplexité 

 

 

La bouche du métro Place Monge, construite dans un style néo romain, sous les Arènes accompagne ce voyage dans le temps 

 

 

La curiosité m’emporte . 

 


Au milieu de l ’escalier, une petite fontaine murale clapote. Je hume le parfum des fleurs.

 

Je monte doucement les marches qui sépare la rue Rollin du quartier (le n° 36 abrita Descartes) : cette rue fut amputée de quelques numéros pour faire place à la rue Monge, lors de sa percée.

 

Nous atteignons une petite place qui porte le nom du poète et philosophe d ’origine roumaine, Benjamin Fondane, mort en déportation à Auschwitz

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