Les jardins de Belleville (le belvédère)

 

18/02/2012

Nous avions choisi de gravir les marches, pour le plaisir , car nos jambes et nos pattes ne demandaient qu ’a se dégourdir et a s ’extirper d ’une pesanteur et d ’un engourdissement un peu mélancoliques, parfois associes a l ’hiver

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Coup d ’oeil en arrière avant de toucher le sommet, sans mal ni douleur, ce qui nous surprend, tant l ’attrait des décors, le dégradés de couleurs ont concouru de concert, a une élévation toute en douceur.

 

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Et droit a notre rencontre, une fontaine Wallace fraîchement repeinte  adossée a un mur de soutènement tout récent, dont nous associons la blancheur au salut, nous attend laconique.  Elle est silencieuse : l ’eau menace de tomber, profusément, et de bien plus haut…

Nous serons ainsi prives ce soir d ’un bienfait qui a été légué aux Parisiens par un riche collectionneur britannique, Richard Wallace : aux lendemains du siège de Paris et de la Commune, les aqueducs avaient été détruits ; il faisait soif. L ’eau était rare et chère. Pour palier les effets pervers des activités des « marchands de vin ». Wallace imagina que des points d ’eau devaient être aménagés pour pourvoir  gratuitement, aux besoins de tous.

 

L ’eau depuis lors compense les « piquettes », produits de la vigne qui recouvrait alors la Butte de Belleville… toujours  hantée  de tavernes, de guinguettes et de bals festifs.

 

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Et voila que nous nous posons sur une terrasse qui domine un monde : entre terre et ciel un Paris en suspension se révèle, dont le  panorama constitue morceau par morceau a la faveur de notre gravitation  se déplie  a perte de vue

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Reliefs langoureux dont les contours sont soulignes par des allées qui se déroulent en rubans, arbustes moelleux, douceur déclinée en subtiles nuances

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la tour Eiffel qu ’on avait oubliée, se  dresse dans le lointain, entourée d ’un aura de gaze, tandis que la fontaine centrale du parc amorce l ’élégant trace de son cortège

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Les gradins en fer a cheval  ou nous nous posons souvent l ’été dans l ’attente d ’un spectacle, humides et déserts aujourd ’hui, s ’égrainent sur le cote comme des lignes de portées musicales. Mais si la musique sommeille encore, le traces colores sont autant d ’invitations a feindre de nous perdre dans les dessins et les couleurs

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Sur les hauteurs de Belleville dominant l ’horizon, palpite encore le souvenir de héros qui tenaient ici même leur quartier général et résistaient a l ’ennemi prussien et encore, peu de temps apres, celui des  Communards qui sur le fait de la butte, parvinrent a tenir un long moment, au péril de leurs vies,  les Versaillais en haleine.

 

 

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A quelques pas des jardins du bien et du mal, nous rejoignons l ’ancienne grand rue de Belleville qui s ’interrompt et s ’ouvre sur une place que préside l ’Église Saint Jean Baptiste.

 

 

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En face de l ’église, comme sur toutes les places de France, une pâtisserie se trouve a l ’oppose, a portée immédiate de la bouche du métro Jourdain…

 

 

 

 

One thought on “Les jardins de Belleville (le belvédère)

  1. ahah!!!j ’ai été baptisée à l ’église du Jourdain!je l ’ai retrouvée et vistée 1/2 s.plus tard et vu le haut du parc de Belleville et la merveuilleuse vue d ’en haut (pas trop rassurée d ’avancer,il faisait tard la nuit approchait j ’étais seule sans chien^^)

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