« L ’île des Cygnes »

L ’Allée des Cygnes (ou « Ile des Cygnes ») nous mène sur une distance de quelques huit-cents mètres à découvrir trois pont de Paris, tout en goûtant au calme, et à la  fraîcheur offerte par ses deux rangées d ’arbres.

Les « Forgerons Rivéteurs » de Gustave Michel, en aval du Pont de Bir-Hakeim donnent la Réplique au « Nautes » dont nous avons fait connaissance en amont ; ils veillent inlassablement à la sauvegarde de ce chef d ’oeuvre d ’architecture métallique.


Le calme ! Et pourtant, tout autour, Paris s ’agite en tous sens …

L ’Allée des Cygnes, anciennement « Digue de Grenelle » à pris le nom d ’une île qui se situait dans le VII arrondissement de Paris et a été rattachée au XVIII siècle au Champ de Mars. La digue construite en 1827 était un élément d ’un vaste complexe fluvial qui comprenait le port de Grenelle, une gare de marchandise, et l ’ancien pont de Grenelle (construit en bois à la même époque)

La Pont  Rouelle : je n ’oserais me risquer à expliquer de façon certaine l ’origine de son nom. Les rouelles étaient de petites roues pourvues de rayons, (ou rondelles) connues depuis la plus haute antiquité, et par extension, des pendentifs de forme circulaire. On portait une rouelle en signe d ’attachement au Dieu Jupiter qui devait nous assurer sa protection…

Ce bel ouvrage « Art Nouveau » ne figure pas toujours sur les plans. Il a porté tour à tour plusieurs noms, « Passerelle de Grenelle », « Pont Rouelle », « Pont SNCF Passy-Grenelle ».

Cet entre-deux en maçonnerie relie les deux parties du Pont Rouelle. Le « Grand Bras »,  traverse la partie nord de la Seine en un seul arc, tandis que le « Petit Bras »  franchit la partie sud du fleuve en sautillant sur ses trois travées pour s ’enfouir ensuite dans les fleurs et les herbes folles sur un bas-côté.

Le pont avait été crée à l ’occasion de l ’Exposition Universelle, pour permettre la circulation d ’une ligne de chemin de fer dont le terminus se situait en Gare du Champ de Mars. Il marquait le ralliement de cette nouvelle ligne à la Petite Ceinture. Aux lendemains de l ’Exposition Universelle,  faute de rentabilité, la desserte  fut désormais destinée aux seuls convois de marchandises avant d ’être fermée dans les années trente. Déserté des décennies durant, le Pont Rouelle reprit ses activités en 1988 en permettant au RER C la passage de la Seine.

Ces tours groupées plantées sur une esplanade ont grandi dans les années soixante-dix  malgré les cris de protestation qui les ont accueillies. Le « Front de Seine » qui ressemble à un puzzle 3D, abrite immeubles de bureaux et d ’habitations.

Le Concept du nouveau quartier de Beaugrenelle consistait à l ’époque à offrir aux piétons la possibilité de déambuler à leur guise sur une dalle « promenade » recouverte de céramique, tandis que les sous-sols étaient destinés à la circulation automobile.

L ’édifice rouge, était l ’Hôtel Nikko avant d ’être transformé en Novotel. Son bar panoramique était un lieu de rassemblement des icones des années soixante-dix. La tour de verre et d ’acier octogonale aurait été dessinée par l ’illustre Salvador Dali.

  Et voici « la petite dernière »…

L ’ilot flottant entouré de péniches qui nous fait face, n ’est autre que la Maison de la Radio. Rêvé par le Général de Gaulle, cet édifice en colimaçon, planté d ’une tour de 70 mètres en son milieu,  conçu par l ’architecte Henry Bernard vit le jour en 1963. Siège des grandes radios françaises, elle héberge outre des bureaux et des studios d ’enregistrement, un musée de la Communication et un auditorium …où des concerts sont offerts par radio-France le dimanche.
 On dit aussi que cette grande Maison dispose de son propre abri atomique


Au bout du chemin, une rencontre ; silhouette familière : réelle ou effet d ’un mirage ?

Pour s ’en assurer, afin de constater cette présence, il conviendrait de s ’en approcher. Inutile de s ’élancer pour traverser le Pont de Grenelle, qui reliant la Maison de la Radio au « Front de Seine », est  sillonné de véhicules « vitesse grand v ».



A bien des égards, il est préférable d ’ emprunter une voie discrétement déviée,  dans le prolongement immédiat de l ’Allée des Cygnes et d ’admirer les dessous du Pont de Grenelle construit en 1968 à la place d ’une ancien pont de bois ouvert au public en 1827 (et dont les arcs de bois avaient déjà été remplacés en 1875 par une charpente métallique en fonte)

 Protégée par deux saules aux branches généreuses, saluée par les touristes à bord de péniches, à moins que ce soit Elle qui voyage à-travers le monde …


  La voilà pourtant  : sur le pont d ’une très discrète allée appréciée des amoureux et des solitaires.

La Statue de la Liberté, oeuvre du scupteur Frédéric-Auguste Bartholdi (né à Colmar) fut offerte en 1886 par la France aux Etats-Unis d ’Amérique pour commémorer le Centenaire de la naissance de cette nation et symboliser l ’amitié entre les deux pays. La structure intérieure du monument fut conçue par Gustave Eiffel.

Le modèle réduit original nous avait été donné par Les Etats-Unis en 1885.
Erigée en 1898 pour l ’Exposition Universelle, elle se tourne vers l ’ouest en directement de sa jumelle.

Sur le Pont de l ’Ile des Cygnes, « nous sommes les rois du monde ! »

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