Ménilmontant : un tour de pâté de maisons

 

 

05/03/2009

Quatre fois par jour, on prend laisse, clé, un peu de sopalin en cas de besoin et l ’appareil photo. Mes sens sont aux aguets,  je suis tout en émoi. Moi, Pistol, boule-bringé, je flaire la découverte.

Notre station de métro Guimard

Je signe : "Pistol"

Je signe : « Pistol »

Avertissement amical

Témoin d'une époque

Témoignage d ’une époque

Bonjour chez vous, Tout l'monde !

« Bonjour Tout l ’monde ! »

La cerise ou la crise ?

La crise ? Quelle crise ?

Mosaïque murale

Mosaïque murale

ooo

Quelqu'un a vécu ici

" Ma jeunesse fout l'camp"

Une certaine « jeunesse fout l ’camp »

On a voulu ordonnancer un quartier autrefois réputé pour sa convivialité, ses romances,  sa gouaille bon enfant  pour y implanter des logements qui ressemblent à des casernes. On a détruit des immeubles familaux pour faire « du neuf », « du beau ». Dès les années 50, le béton à coulé à flots. Une grande partie des habitants ont été « relogés » dans du « social » ou relégués au loin.

Où sont passés les artisants ? Où sont passés les bougnats, les marchands de bois, les négociants en cidre ?Reste-t-il trace de toute cette fraternité corporative, de cette  vitalité qui rythmait les journées, les saisons ? Par moments, au détour inattendu d ’une ruelle, le passé nous rattrape en un clin d ’oeil.

Ménilmontant c ’est une mosaïque disparâtre  où se cotoient  pierre de taille,  vestiges art nouveau, crépis art déco, ateliers industriels avec verrières armées de barres métalliques horizontales et verticales, ,vastes allées de maronniers bien alignés, petites ruelles en virgule, la pavé et les jardins.

Choqués, déconcertés : oui, au premier coup d ’oeil.

 

Ménilmontant s ’est trouvé tout au long de son histoire en constante mutation : campagnarde depuis le moyen âge, elle évolue au cours du XVIIIe siècle du fait de l ’exode rural et de l ’arrivée des parisiens attirés par « la campagne ». Le quartier doit s ’adapter rapidement et  sans qu ’aucun plan n ’ait été tracé : voies privées, grands boulevards, petits immeubles villas, cohabitent de façon anarchique

 Ces nouvelles couches sociales ont attiré artisans et négociants. Puis, les découvertes des carrières de gypse appellent carriers et plâtriers. L ’ère indstriellle attire une population d ’ouvriers. Les guinguettes se mettent à fleurir au pied du Mur des Fermiers Généraux (côté Paris on paye des taxes sur les denrées importées,et non  pas de ce côté ci).

Il fait bon vivre ici hors de portée des taxes mais aussi des loyers  exhorbitants pratiqués à Paris.

1804 : Pour des raisons d ’assainissement les cimetières de Paris sont tranférés dans les faubourgs. La tombe d ’Héloise et Abélard est tranportée au cimetière du Père Lachaise qui se transforme dorénavant en lieu de tourisme et  de promenade.

1860 : les faubourgs Belleville-Couronnes-Ménilmontant sont rattachés à la capitale et deviennent le vingtième arrondissement de Paris.


Ephémère

Parfois,sur le mur arrondi d ’un soubassement, de la courbe d ’une rue, d ’un escalier à flan de coteau,  quelques étincelles du passé surgissent.
Des étoiles s ’éteignent , d ’autres apparaissent. Et le soleil se lève tous les jours au pied de la rue de Ménilmontant.

2 thoughts on “Ménilmontant : un tour de pâté de maisons

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