On contourne le parc Montsouris -05/10/2011

 

 

L ’impérieuse avenue Reille frôle et dépasse, sans le moindre égard, la modeste enclave qui porte le nom de Coluche.

Sur la plaque  émaillée en bordure de rue, le numéro de l ’arrondissement vient de passer du treize au quatorze….Nous laissons derrière nous les rues de la Glacière et de la Santé. La rue d ’Alésia suit son cours en nous séparant de l ’hôpital de la Santé… à bonne distance encore de la prison  tristement renommée…nous nous écartons un peu du quartier Maison Blanche, pour mieux pouvoir le retrouver.

 

Jardinière de géranium rue Reille

De rustiques coussins de  géraniums parent des balcons cossus Et peu à peu, le paysage se diversifie et se colore au fur et à mesure de notre gravitation.

 

Façade végétale rue Reille

Des immeubles plus modestes se recouvrent de tapis végétaux

Le bar Floral - rue Reille

 

Une coquette boutique de fleuriste rappelle le temps où le quartier n ’était qu ’un coin de village, à l ’écart et miséreux. Les prestations affichées me paraissent d ’autan plus redondantes…Par les temps actuels, il n ’est plus suffisant de connaître la langage des fleurs, encore faut-il les soumettre aux caprices de leurs geôliers. Alors, décoration …Bien sûr!

 

Entrée parc Montsouris rue reille et rue Gazan

 

Et soudain, au confluent de l ’avenue Reille et de la rue Gazant, un rideau s ’ouvre tout grand sur un charmant décor, où apparaissent des familles  promenant chiens et enfants, goûtant un bonheur tranquille.

 

Parc Montsouris vu de la rue gazan

 

Nous sommes arrivés aux confins de Montsouris…Montsouris ou « moque-souris » ?  Un endroit où la Bièvre est devenue si mince que des souris, à ce qu ’on dit, peuvent la franchir sans encombre.

Napoléon III affectionne les jardins à l ’anglaise recélant de décors théâtraux, promontoires culminant la nature, rampes de bois, cascades d ’agrément, lacs… Il demande au préfet Haussmann de faire réaménager les espaces verts aux quatre points cardinaux de Paris : Bois de Boulogne à l ’ouest, Buttes-Chaumont au nord, bois de Vincennes à l ’est, parc Montsouris au sud. Les travaux sont confiés à Alphand.

Les jardins du parc Montsouris s ’organisent  sur d ’anciennes carrières de gypse exploitées par la commune de Montrouge. Celles-ci hébergent en partie, les ossements des cimetières parisiens intra-muros condamnés par les grands travaux.

 

Petite ceinture rue Gazan

 

Les concepteurs du nouveau parc doivent palier bien des difficultés techniques liées à la nature des sols. Les sous- sols quant à eux, sont d ’inextricables labyrinthes. Les risques d ’effondrements sont encore accrus par la proximité de la ligne de Sceaux et de la tranchée verte de la petite Ceinture qui s ’enfouit sous le parc. Les excavations du terrain sont enfin comblées, la parc se prépare à ouvrir ses portes en 1878 mais hélas…

 

 

Longeant le Parc Montsouris rue Gazan

on raconte que la veille de l ’inauguration, le lac artificiel alimenté par l ’aqueduc d ’Arcueil s ’est vidé entraînant le suicide de l ’ingénieur responsable des travaux.

 

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