« Petits recoins champêtres de Belleville

    La perspective du  parc ne cesse de bondir  d ’un niveau à une esplanade  : Plus    bas, une petite rue sans prétention qui porte le nom exotique de Pali Kao descend droit en    direction du boulevard  de Belleville.

Le dernier bassin,  comme ceux qui le précèdent est encore vide. Il faudra encore attendre quelques jours    pour que jaillissent les eaux .

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L ’ancienne « grande Rue » de Belleville, d ’un côté, la rue de Ménilmontant, de l ’autre, sont les deux voies    perpendiculaires  qui délimitent les deux anciens villages reliés par des petites rues parralèlles  rue Julien Lacroix, rue Jean Rouye, et d ’autres.D ’une façon ou de l ’autre, nous    allons rejoindre  la frontière naturelle des dix-neuf et vingtième arrondissements. Par la rue de Belleville il suffit de quelques pas pour attraper l ’une des extrêmités de la très    longue rue des Pyrénées qui couronne le quartier.

 

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La rue Julien Lacroix qui garde  envers et contre tout, un un petit air rustique  est investi par des logements    sociaux.Sous le soleil, ils offrent une physionomie moins rébarbative ;  mais nous lui avons préféré le    verdoyant passage de Pékin qui suit étroitement la lisière  du parc de Belleville. Le  Passage   se prolonge par l ’arri§re et  rappelle, en se prolongeant  la vocation    agricole de ce coin gouailleux de Paris : « rue de la Ferme de Savy »

 

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On se prend à croire, chemin faisant qu ’il mène vraiment à la ferme d ’un village

Entrée parc de Belleville

Les « Savies », premiers habitants de Belleville. dédiaient leur existence   aux cultures maraîchères ; salades, choux , arbres fruitiers grandissaient    sagement tandis que le raisin « sans noyaux » se laissait langoureusement dorer par le soleil à flanc de côteaux ,

Entrée Parc de Belleville

Plus loin, au fur et à msure que nous longeons la  Rue de la Ferme de Savy , des épisodes plus    tourmentés,  viennent jalonner le paysage au gré des  temps : la mémoire de  la Commune  reste adossée pour toujours au parc qui culmine    la rue Ramponneau, qui    porte le nom d ’un célèbre cabartier, une rue aux pavés d ’origine, qui descend presquà pic jusqu ’au  boulevard de Belleville

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On découvre comme des cadeaux,  de ci-de là quelques carreaux de céramique ornés de guirlandes    de fleurs , encore apposés  sur de modestes maisons qui persèment encore la rue paralèlle

Du rustique passage de Pékin  aux pavés disjoints, à la rue des Pyrénées, la    grimpette a été escarpée..  un passage occulte mène comme par erreur à l ’entrée d ’une  une ancienne cour de métairie devenue tellement discrète, qu ’elle passerait facilement    inaperçue

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comme le sont  les silhouettes de passage

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Sont-ce les musiciens du restaurant ?

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La cour de l ’ancienne métairie n ’est plus plus aujourd ’hui qu ’un cul de sac qui ne permet que d ’aller et faire demi tour,    mais aussi un  rappel tangible  des origines villageeoises de Belleville

 

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