Pigalle la nuit

 

 

01/12/2009

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Nous sommes simplement revenus faire un tour à Pigalle, illuminée et multiple, pour échapper à la monotonie d ’une soirée télé.

La nuit est ouverte : Pigalle s ’est allumée et défile entre les lisères de Barbès et la Place de Clichy

onirique et réelle,

sensuelle et dangereuse.

Quelques visiteurs candides ont bien quelques idées préconçues, mais sont curieux de faire des découvertes


Les chats de la  fortune, bonne ou mauvaise, attendent au coin de la rue

Fêtards, simples touristes, hommes d ’affaires, proxénètes, patrons de boites…Trafics, rivalités, règlements de compte, lutte de territoires : une atmosphère souterraine, parfois à feu et à sang.

 Pigalle occulte ses noirceurs sous les néons, les rêve et le rire. Aucun commerce ne pourrait survivre sous la lumière  crue d ’une réalité trop abrupte. Alors, on modère ses pulsions…
A Pigalle, on trouve aussi la bonne chair, le vin, la fête, le rire. Au « Théâtre de Dix Heures », un représentation commence tous les soirs à vingt-deux heures.

Les vitrines animées du  » Sexodrome » parviennent à rompre la monotonie bariolée et fluorescente des officines de colifichets érotiques et  celles des marchands de fantasmes. On se laisse dire qu ’il est le plus grand palais du sexe en Europe

Des commerces comme les autres. Les produits sont présentés, soigneusement étiquetés.

L ’esprit subsiste parmi les plaisirs de la chair. Des calembours fleurissent en lettres de couleurs

La solitude côtoie de près la convivialité, et la détresse l ’aisance.La grande piété rachète les gros pêchés.

Théâtres des illusions, Dès les premiers abords, les sens se confondent

Discrètement, la réalité quotidienne, plus banale reprend ses droits. Elle marque  une limite discrète au pléthorique.


La Moulin Rouge semble un gentil château qu ’un marchand de sable a édifié, en un clin d ’oeil.

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