Pistol :à demi ici, à demi ailleurs

 

 

 

 

 

Nous sommes toujours ici

 

22/08/2010

Photo 8673

 

 

mais aussi un peu ailleurs…

 

 

 

 

Il y a quelques jours, Le téléphone a sonné (je ne l ’aime pas : il capte trop longtemps son attention loin de ma présence, pourtant tapie à ses pieds). L ’heure n ’était pas habituelle pour une promenade, et un voyage n ’était pas prévu… Mais Elle a fébrilement rassemblé quelques effets indispensables, et m ’a tiré dehors avec elle en me tenant fermement par la laisse .

 

 « Grande-Maîtresse », la maman de celle qui partage mon toit depuis toujours, celle à qui j ’ai confié ma vie en échange de son amour exclusif,  avait besoin de soin et de compagnie.

 

A cette occasion,  ma maîtresse à moi m ’a réservé la surprise d ’ une balade en métro : UN EVENEMENT EXCEPTIONNEL !

 

Le métro…  un jeu interdit aux chiens ! Par mesure de sécurité (Défense de descendre sur la voie, danger de mort – en cas de sinistre, briser la glace, etc) ! Et c ’est justement  ce qui en fait son attrait.

 

La loi veut que les quadrupèdes doivent obligatoirement voyager protégés, enfermés,  comprimés dans un réduit obscur, hermétique grillagé et barreaudé, muselés, la tête basse et en silence …Il s ’agit de se faire tout petit et de ne pas se faire remarquer en aucune manière.

 

 Mais Moi, j ’aime le danger. Et je suis un recalé des réduits… Trop large d ’épaules, trop trapu, trop musclé, trop impressionnable, trop conscient de moi-même pour être rétréci, un chouia trop long de la tête aux coussinets (ma face de melon écrasé et mon fouet téléscopique, en boucle sur lui-même, nous permettraient bien de gagner les quelques centimètres en surnombre pour tenir dans une boite, mais voilà…) Je suis ainsi fait : je ne coule pas dans les moules, seulement sur le tronc des arbres chargés d ’odeurs qui bordent les  avenues encore désertes où il est toujours possible de s ’ébattre et de respirer quelques bouffées d ’oxygène, en attendant le retour des Barbares. 

 

Paris en cette fin d ’été c ’est tout doux.

 

Pour le moment, ma Maîtresse à moi, est affairée et disséminée, même si l ’essentiel de nos balades est assuré.

 

Mes colocataires ont fermement insisté pour rester sur leurs positions, à la maison. Ils s ’accrochent tellement fermement à leur détermination, qu ’Elle est contrainte de se partager  entre les griffus et la grand-mère, et puis moi aussi, quand même !

 

 Parfois ici, souvent par là : voilà où nous en sommes…

 

Quelque chose dans l ’air me laisse dire que le baromètre  semble maintenant virer au mieux…

 

Il nous tarde de regagner nos chères pénates, et nos petites habitudes…

 

 

 

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