Pistol : le retour

 

 

Depuis des temps immémoriaux, mes pattes s ’étaient retournées dans le sens inverse de la marche…Elles se trouvaient simplement à mes côtés, mais je ne ressentais plus l ’utilité de leur présence …

J ’occupais mes journées et mes nuits à chauffer mes coussins.

Elle m ’avait calé dans une voiturette, nourri, lavé, massé, emmené consulter des spécialistes…

 La messe était-elle dite ? 

 

A qui est cette patte

 

Comblé de tendre sollicitude, je semblais me contenter d ’une morne retraite dans ma douillette couche. Au fil du temps pourtant, l ’ennui m ’a parfois rendu  morose, insidieusement tyrannique : par moments, je me suis même surpris à aboyer des ordres…

 

Pistol sort de sa tente 2

 

Et puis, j ’ai réfléchi : je ne pouvais me laisser abattre par le sort, ni continuer à le subir ; j ’ai alors entrepris d ’ évaluer l ’état de mes ressources : il m ’en restait quelques unes… et j ’ai commencé à avancer, imperceptiblement sur le ventre, avant de redécouvrir la puissance de mes cuisses, la force de mes genoux. J ’ai trouvé le moyen de me glisser par ici, suis parvenu à me hisser par là, à atteindre  les endroits les plus improbables, les plus inaccessibles…


Pistol sur ses pattes

 

Et ce matin, contre toute attente, j ’ai retrouvé ma position naturelle.

Je viens de traverser à une vitesse à laquelle nul n ’était plus habitué, la surface habitable de toute ma tribu.

J ’ai retrouvé mon aplomb et ma bonhomie naturelle.

Tout le monde est content : SONNEZ TROMPETTES !

 

Pistol regagne sa couche sur ses pattes

 

Quelques  pas retrouvés, quelques balades dans l ’avenir, sans doute.

Pour le moment, je retrouve avec satisfaction le réconfort de mes couettes. 

 

 

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