Pistol : « Un petit air de famille »

Le froid qui s ’est dresse de toute sa hauteur a Paris, ne fait pas plus qu ’ailleurs, dans la demie    mesure…

Mes colocataires félins disparaissent du décor, pour se calfeutrer dans les replis sécurisants et discrètement parfumes    de la  penderie ou ils tiennent leurs quartiers d ’hiver, je m ’enroule naseau contre cul, sur un épais coussin ou j ’effeuille ma collection de couvertures…pour me livrer en toute quiétude a    la réflexion.

Parfois, au milieu de mes préoccupations,  je trouve le temps de m ’ennuyer un peu…

Maîtresse réduit ses déplacement a l ’essentiel… La porte de notre maison ne s ’ouvre que  pour nous délivrer une    gifle cuisante  en plein museau : Elle apparaît alors, prestement, comme poursuivie par le Diable…    pétrifiée ; nous qui veillons quotidiennement a ses allées et venues et l ’attendons avec une  ferveur sans défaut, lui faisons bon accueil. Les chats se mettent en écharpe pour l ’envelopper    de leur plus tendre sollicitude, tandis que je m ’occupe de la ramener a la vie, avec force coups de langue. Elle  semble renaître et reprendre doucement ses esprits. Elle s ’assure que    personne ne manque a l ’appel, puis exultant de bonheur a notre présence, réelle, entière et réconfortante, procède, rassurée, a la distribution générale de    cajoleries.

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Ma maîtresse a Moi – bravant le froid qui coupait les oreilles au couteau  et pinçait les doigts,    est allée sans moi (j ’avais renonce a l ’expédition, a cause du froid) surprendre par petits bouts, dans leur progression a-travers les rues de Paris, les    gigantesques dragons Chinois – ne m ’a pas oublie.

Elle m ’ a rapporte, a la maison, un petit morceau de défilé…

Bouledogue français fauve bringé

Je me suis joint par la pensée, a le liesse collective et joviale des participants

et ne puis m’empêcher de nous trouver … un petit air de famille.

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