Place de la Nation -09/06/2009


Pendant l ’hiver prime surtout l ’obligation d ’effectuer le plus rapidement possible ses déplacements. Je n ’accorde qu ’une attention distraite à cet espace gigantesque désert, et pelé.

 

 

  En ce dimanche, le soleil met en valeur une nature généreuse qui abonde pourtant ici. La place de la Nation relie les anciens villages de Picpus et de Charonne annexés à Paris en 1860,  dont elle a retenu le caractère campagnard. Dans l ’herbe tendre, nombreux sont ceux qui retrouvent leurs quinze ans »

L ’enseigne de cette brasserie résume en deux mots l ’histoire de la place. Louis XIV et Marie-Thérèse d ’Autriche firent ici leur entrée triomphale dans Paris : l ’endroit prend le nom de Place du Trône. Quelques décennies plus tard, changement de régime, la voie prend le nom de Place du Trône renversé
De royale, la place célèbre désormais  la Nation

 

La République triomphe au sommet d ’un globe céleste tiré par deux lions (symbolisant le suffrage universel). Quatre personnages forment une ronde autour d ’elle :  la Liberté, la Justice, le Travail… et la Paix distribuant des fruits tirés de sa corne d ’abondance.

Et à ses pieds, l ’amour en chair et en os…

 

 

 

Le « Triomphe de la République » réalisée par Jules Dalou, un ancien communard gracie, a été mise en place en 1889, à l ’occasion du Centenaire de la Révolution Française.

 


Les programmes de théâtre s ’affichent toujours sur les colonnes vertes  qui symbolisent Paris à l ’étranger : les panneaux Decaux ne sont pas encore parvenus à les supplanter tous ; je m ’en réjouis.


Une bouche du métro Nation de style « Art Nouveau » émerge d ’une mer de verdure et de roses rouges.

 

Mais, quelque chose manque au paysage habituel …

 


Nous sommes maintenant lundi ;  nous avons voulu être fixés. Pistol s ’est extirpé   de sa couette, et nous sommes partis à la recherche des trésors volés
Nous  avons bien retrouvé  La « Barrière du Trône » La Ville de Paris a seulement décidé de  mettre les colonnes au repos.


Nous avons tenté de nous abriter de la pluie à l ’entrée de l ’un des deux pavillons d ’octroi des Fermiers Généraux  qui encadrent les colonnes.
Ces colonnes ont subi à plusieurs reprises les ravages de l ’histoire. Brûlées en 1789, elles sont réparées la même année par le successeur de Ledoux, Jacques-Marie Antoine. Endommagées en 1830 lors des Trente Glorieuses, elles sont de nouveaux remises en état par Adolphe Marie-Jay, puis embellies par l ’ajout à leur base, de sculptures allégoriques symbolisant les vertus de la République, réalisées par Antoine-Henri Marneuf

 

Il nous a fallu traverser la place précipitamment. Nous avions pensé trouver abri sous le kiosque, mais les places étaient déjà prises.

 

 

Une enseigne également évocatrice : Vincennes et son château sont proches

 

 

J ’ai décidé de poser armes et bagages et commande un café.  Pistol accepte bien volontiers de s ’abreuver au « Bar à Toutous »

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