Querelle de clochers


22/12/2009

Quegnole, cugnole,  couniole, cougnou, coquille ?

Queniole, cugnole

Dans notre province du Hainaut, la nom de  la brioche traditionnelle de Noël change d ’un village (celui de ma famille maternelle) à l ’autre (celui de ma famille paternelle) ; les deux clochers ne sont séparés l ’un de l ’autre que par quelques coteaux verdoyants..

 

S ’agit-il du nom « queniole » comme quenouille, ou plutôt de la traduction du mot espagnol « cunolas » qui signifie berceau ? (notre région transfrontalière à cheval entre la France et la Belgique ayant fait partie du royaume des Pays-Bas espagnols entre le XV et le XVIIIè siècles)
Je penche pour la deuxième alternative, mais « cela n ’engage que moi ».


Mes parents ayant « émigré à Paris » ne manquent jamais de réunir la famille autour de cette brioche enrubannée, commandée chez un artisan patissier local et livrée tous les ans à bon port, sur laquelle est posé un enfant Jésus en sucre. Voilà qui apporte un élément en faveur de l ’interprétation du berceau.


Mais, la coquille depuis l ’antiquité est un symbole d ’amour. Elle est censée aussi protéger des mauvais sorts et de la maladie. Peut-etre est ce la raison pour laquelle les pélerins de saint Jacques de Compostelle l ’ont adoptée comme symbole.
L ’appellation « coquille », dépourvue de cautions linguisitques, ouvre la voix à une interprétation symbolique intéressante

Brioche bien aimée, notre « madeleine de Proust » !

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