Rue La Fontaine : la présence d ’Hector Guimard -21/09/2009

Nous abordons le quartier d ’Auteuil, ce village qui a longtemps exercé sa prédominance sur Passy, par la rue La Fontaine. Le  » village » d ’Auteuil semble  entrecoupés de « hameaux » . Le premier du genre, se présente à ma vue sous le nom de « Hameau La Fontaine »

Il se trouve en retrait de la rue, et apparaît sous les traits d ’un  espace campagnard bordé de quelques immeubles cossus entourés de végétation. La grille est fermée par un digicode. Les  » hameaux » ou « villas » se sont constitués dans le but d ’assurer à leurs  riverains nantis un éloignement des nuisances urbaines.

Comment pourrions nous passer devant le numéro 14 sans remarquer cet immeuble aux matériaux changeants (pierre et brique sur la façade, meulière sur le côté) dont certaines issues sont mises en évidence, tandis que d ’autres se font discrètes…Je reste bouche bée devant ce fouillis poétique. Cet enchevêtrement végétal me parait signaler une demeure enchantée

La bâtisse rassemble  les éléments  divers et variés qu ’affectionnaient son créateur, Hector Guimard, « maître de l ’Art Nouveau » : bow-windows, arcades, loggias.
Ses détracteurs crièrent au scandale : c ’était « l ’oeuvre d ’un fou qui avait du signer un pacte avec le diable » 

Pourtant,  l ’immeuble tant décrié fut primé au concours de façades lancé en 1898, par la Ville de Paris

Je ne possède pas « la formule » qui me permettrait d ’entrer. Alors, désirant en connaître davantage, je risque un coup d ’oeil

Courbes et arabesques évoquent un monde végétal, les matériaux utilisés  le fer, cuivre et céramique des matériaux s ’avèrent directement issus de Mère Nature.

Et quelle gigantesque poignée de porte !

Du sol au plafond, les éléments décoratifs rappellent le bleu du ciel et de la mer, le cuivre du soleil, le travail de la terre

Je fais de mon mieux pour éviter les échafaudages opportunément placés sur le côté gauche. Le préfet d ’Ile de France, a obtenu l ’accord des Monuments historiques et vient de donner le feu vert pour la réfection du porche d ’entrée.

A gauche de l ’entrée officielle, une entrée plus discrète : celle de la loge du gardien

Une fenêtre sur l ’ avancée, à l ’angle de l ’édifice, remarquable par l ’effigie d ’un chien lui aussi fidèle gardien des foyers

Nous contournons l ’immeuble et découvrons que l ’immeuble en façade est escorté d ’une suite …


Trois immeubles d ’appartements « économiques » se regroupent autour
d ’une coure centrale.

Les colonnes d ’eaux ne se cachent pas;  elles se dressent dans leur verticalité sur une surface de meulières. Leur rusticité surprenante au premier abord ne fait que  souligner le finesse des détails végétaux qui terminent élégamment les  ferronneries des garde-corps. et accusent le contraste avec la grâce des arcs qui soulignent les fenêtres.

Les derniers étages de ces immeubles sociaux bénéficient de balcons ornés de visages grotesques. Ils offrent aux moins fortunés des privilèges végétaux identiques à ceux dont bénéficient leurs  compatriotes qui habitent les hameaux voisins


Nous nous trouvons  pas dans une quelconque cité, mais bel et bien dans un hameau 

Dernier regard sur le Castel Béranger surnommé par dérision « Castel dérangé »… 

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