Sur les traces de Guimard -24/09/2009


Progressant pas à pas dans la rue La Fontaine,  frontière entre le « Seizième Nord » (Passy) … et Auteuil (considéré par les « Nordistes » comme « plus ordinaire ») –  selon le principe de « l ’alternance des pouvoirs » –  quand on sait que pendant longtemps, Passy a fait figure d ’annexe du village d ’Auteuil, nous découvrons rapidement le voisinage du « Castel Béranger »

  L ’îlot d ’immeubles qui occupe le coin de la rue Gros et sur un bonne distance la rue La Fontaine, reprend  en douce  le thème principal de la symphonie végétale amorcée sur la façade du « Castel, », avec quelques variantes : influence médiévale de la porte d ’entrée notamment.

  Au coin de la rue  et de la rue La Fontaine, toujours en place depuis 1911, le Bar Antoine, dit « Bar Guimard » (l ’un des plus anciens de Paris), a élargi son champ d ’activité et dresse ses tables  de cuisine traditionnelle (accompagnée de vins) aux  habitués, mais aussi aux curieux .  Aujourd ’hui, dimanche, c ’est repos et calme plat…

Nous avons longé le bloc d ’ immeubles Guimard qui occupent les n° 17, 19 et 21 de la rue La Fontaine; ils datent de 1911.  L ’artiste semble avoir « mis de l ’eau dans son
vin » : les arrondis d ’angle sont là,  volutes et courbes se retrouvent, mais de façon plus mesurée, la présence végétale est  seulement suggérée. Les façades monochromes sagement alignées laissent, en comparaison des réalisations antérieures, en même temps qu ’un retour, très relatif, à un certain concept de « classicisme »,  une impression  d ’austérité.


La rue Agar  de forme coudée prend rue Gros et finit rue La Fontaine. Hector Guimard devait à l ’origine poursuivre la  série de constructions bourgeoises qu ’il avait amorcée. La rue Agar se présente à mon regard sous sous la forme d ’un « square » bordé d ’immeubles de pierre de taille  « Art Nouveau révisé ».
L ’industriel en métaux de la Plaine Saint-Denis, Léon Nozal concède un terrain à Guimard qui devait y construire treize immeubles. Seuls six ont pu être érigés dans cette rue qui portait alors le nom approprié de « Rue Moderne »
et fut ensuite rebaptisée en hommage à la tragédienne Agar.

Plus avant,  une silhouette familière juchée sur un corniche attire mon attention.

L ’immeuble, conçu  au début du XX siècle par un certain Deneu de Montbrun honore la « pucelle d ’Orléans »


Au n° 60 de la rue La Fontaine, nouvelle rencontre avec Guimard. Cette maison, a été construite à la demande de Paul Mezzara,  négociant en dentelles. Il y établit sa résidence plusieurs années durant.

L ’Hôtel Mezzara est maintenant propriété de l ’Etat. Le Ministère de l ’Education Nationale y a installé un foyer de lycéennes.
Cet immeuble est l ’une des rares édifices à avoir échappé à la vague de destructions qui suivit ce mouvement architectural, qualifié en son temps par dérision de « Style Nouille », et l ’une l ’une des rares reliques de l ’époque à ouvrir ses portes au public, certains jours et selon certaines conditions.

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