Un château d ’eau, deux châteaux d ’eau…à Montmartre

 

 

17/02/2010

Du temps des Gaulois, l ’eau abondait sur la butte et les ruisseaux  déboulant les pentes, coulaient à flots…

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Tous les animaux du village, chiens, ânes des meuniers, boeufs se retrouvaient au crépuscule autour d ’une fontaine  toute proche.

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1810 : On commençe à piller les entrailles de la terre pour en extraire du gypse.
Et l ’eau absorbée par le calcaire s ’ évanouit.
L ’Ere indstrielle s ’est emparée de la campagne Montmartroise..
Afin de pourvoir aux besoins du  village, il devient impératif de construire
un  réservoir d ’eau.

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La fontaine, (une vasque de bronze d ’ampleur généreuse) d ’où s ’écoule un mince filet d ’eau, et le mur sont abondamment habités de créations  mythologiques

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Au faite de la rue Lepic, une petite place de verdure en équilibre entre ciel et terre, qui compte UNE boulangerie pour tout commerce, et porte le nom d ’un fidèle Montmartrois, Communard célèbre.

Un cerisier avait été planté au milieu de la place…

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Un groupe de touristes s ’est arrêté quelques secondes, le temps de fredonner
« Le Temps des Cerises »dont les paroles ont été directement inspirées par les vergers de Montmartre.

Jean Baptiste Clément né à Boulgne-Billancourt d ’une riche famille de meuniers, préféra renoncer à une vie toute tracée. Il exerça différents métiers comme « repousseur de cuivre » ou « marchand de vin » notamment avant de s ’installer à Montmartre où il fréquente les salles de rédactions d ’une revue socialiste. Dans l ’obligation de s ’exiler en Belgique pour échapper à la prison à la suite de la publication de « 89 », un pamphlet qui aurait déplu à l ’Empereur, il participe activement dès la démise de Napoléon III à Sedan (le 4septembre 1870) , à l ’insurrection républicaine de  la Commune.

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Sur la place,  au n° 12, une porte d ’immeuble est coiffée d ’ un mystérieux bas relief   qui mentionne l ’existence d ’une tour Montmartre.

Rien à voir m ’assure-t-on avec  la tour Montmartre qui se situe Porte Montmartre (et devrait être détruite en 2012),

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ni même avec la Tour Solférino, érigée à l’emplacement approximatif du futur « Sacré Coeur »en 1859, et nommée ainsi, en l ’honneur de la victoire de Napoléon sur les Autrichiens.
 C ’était une guinguette où on faisait payer le point de vue.
 Elle fut détruite au cours de la guerre de 1870 pour ne pas servir de point de repère à l ’ennemi


La tour du n° 114 de la rue Lepic (anciennement rue de l ’Empereur) à l’emplacement actuel de la place Jean Baptiste Clément
 était  un autre lieu de détente où on s ’adonnait à des parties de billard. Il s ’effondra  à la suite de perturbations intestines des sous-sols de gypse.

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L ’actuelle place Jean Baptiste Clément  est née de la réunion de plusieurs morceaux de rues (Lepic, ex Feuchère et Ravigan) .

 La rue Ravignan, l ’une des plans anciennes rues de Montmartre  a connu un tel trafic qu ’elle fut l ’une des premières à être pavée puis  repavée et élargie au XVII siècle.  Elle prit le nom de rue de « Vieux Chemin de Paris » avant de recevoir peu avant la Révolution le nom d ’un prédicateur jésuite, Xavier de Ravignan.

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De concert avec le crépuscule, l ’ancien abreuvoir s ’éclaire doucement. A l ’arrière plan, une demeure que je crois avoir vue en rêve, signale la rue Norvins toute proche.

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et à quelques centaines de mètres, dans un rue limitrophe qui amorce  une descente sur le  flanc  sud , se dresse haute et fière une silhouette imposante …

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