Un classique : « Dialogues de bêtes »

 

 

11/03/2009
Extraits de la préface écrite par FrancisJammes à Madame Colette-Willy : Il semble parfois que l ’on naisse. On regarde. On distingue alors une chose dont le dessous des pieds a l ’air d ’un as de pique. La chose dit : oua-oua. Et c ’est un chienOn regarde de nouveau. L ’as de pique devient un as de trèfle. La chose dit : pffffff. Et c ’est un chat. C ’est là toute l ’histoire du monde visible et en particulier, de Toby-Chien » et de Kiki-la-Doucette, mes filleuls »

Deux personnages cohabitent et se confrontent au fil des scènettes : Kiki-La-Doucette, chat chartreux, conscient de son lignage et de sa beauté. En face de lui, un brave bouledogue français, au crâne plat, au corps massif planté sur quatre pattes courtes et torses.
Les deux protagonistes mesurent la différence de leurs naturels, mais surtout celle de la « condition sociale » que leur attribuent respectivement leurs maîtres, et des « privilèges » qui y sont attachés.
Toby, aux prises à de constants tourments digestifs aspire fébrilement à une marque de l ’affection indéffectible et exclusive qu ’il recherche auprès de sa Maîtresse, désespère de ne pouvoir élucider les mystères de la nature capricieuse des « Bipèdes ».
Kiki-La-Doucette, de son côté, s ’enorgueillit de son essence supérieure et de ses pouvoirs de manipulation pour faire évoluer les situations en sa faveur, et de parvenir à toujours s ’attirer l ’indulgence et l ’admiration du Mâitre.

Toby-Chien, Kiki-La-Doucette, et leur commune terreur de l ’orage ! …

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