Un dimanche au Jardin des Plantes -12/05/2009

 

Partagé entre le sourire et la grimace, le temps se prête à la promenade sans toutefois que nous prenions le risque de nous éloigner trop loin de nos pénates. Le Jardin des Plantes me parait répondre à cet appel. Quelques vagues souvenirs  de petite enfance… Mes parents installés dans le nord de l ’hexagone m ’avaient emmenée dans leurs bagages. Un voyage à Paris, c ’était « l ’évènement »… images mentales s ’étaient inscrites dans ma mémoire : une longue allée bordée d ’arbres harmonieusement alignés dont la perspective atteignait l ’infini, des plates bandes  scientifiquement fleuries à perte de vue et, l ’avais-je rêvé, jaillissant d ’un flot de verdure, le tourbillon d ’un manège très spécial. 

Nous venons de quitter la halle de la Gare d ’Austerlitz et traversons le boulevard de l ’Hôpital Salpétrière avant d’emprunter  rue Buffon, l ’entrée  du Muséum d ’Histoire Naturelle 


Impressionnant temple de la recherche, le bâtiment occupe la rue en grande partie 

Je ne peux résister à l ’envie de stationner quelques minutes pour admirer ce portail  et m ’étonner du caractère hétéroclite des éléments  et des rencontres. 

Ce « Cerbère » nous réserve un accueil plus que mitigé ; 


  cet hôte, flanqué de l ’autre côté de la porte,  nous parait plus amène, bien que toujours impressionnant
Je me courbe avec humilité à la hauteur d ’espèces végétales aussi variées que colorées qui constituent la prespective de la Grande Galerie de l ’Evolution du Muséum National d ’Histoire Naturelle


Voici le  « Temps retrouvé ». L' »Allée Buffon » est bordée  de platanes à feuilles d ’érable (produits d ’un croisement probable entre un platane d ’Asie et un érable d ’Amérique du Nord)

Et j ’ai retrouvé ce manège très particulier, où des créatures exotiques ont supplanté les traditionnels chevaux de bois : 

de drôles de girafes qui portent le nom très compliqué de sivetherium (ou « bête de Shiva).
Leur territoire s ’étendait de l ’Afrique jusqu ’en Inde. Elles ont disparu.. 


un panda souriant, 


un gorille complaisant, 


une tortue ..à cornes (préhistorique !) 


et enfin, celui qu ’on attendait : l ’oiseau répondant au tendre nom de « Dodo » 

(Originaire de l ’Ile Maurice et Issu de pigeons africains, l ’espèce ayant évolué, l ’oiseau prit l ’allure d ’une grosse dinde. Ses ailes, atrophiées ne lui permettaient plus de voler, ce qui lui valut le  surnom de « dodo » (signifiant « paresseux » en langage indigène.  Il ne connut aucun prédateur jusqu ’à l ’arrivée au XVI de marins hollandais, en route pour l ’Orient à la recherche d ’épices, qui le tuèrent en nombre massif – et ce, d ’autant plus facilement qu ’il ne pouvait pas voler, pour en consommer la chair. Les nuisibles se chargèrent de manger les oeufs et le dodo disparut ainsi). 


Un émouvant hommage lui est réservé… 

Et derrière la manège … 

un petit coin en appartée

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