Un dimanche au Jardin des Plantes (« après le goûter »)-13/05/2009

 

Destiné à l ’étude et à la culture des plantes médicinales, le Jardin du Roy est commandé par Louis XIII dans le but de disposer de son propre centre de recherche, indépendant de l ’Université.
  Le Jardin est placé sous la responsabilité de Buffon et de Daubenton(études des minéraux)

 

° 1793 : Le Jardin du Roy devient domaine publique et prend le nom de Jardin des Plantes ; il est désormais placé sous l ’autorité de douze chaires académiques dirigées par des professeurs titulaires comptant Daubenton (étude des minéraux), Lamarck (étude des insectes) et Geoffroy Saint-Hilaire (zoologiste)° Pendant le « Siècle des Lumières, les collections s ’enrichissent : on répertorie

° Le XIX siècle voit l ’arrivée des « chimistes » influents : Michel Chevreul et Edmond Fremy se succèdent et prennent la tête de l ’établissement  pendant quarante ans

° Fin XIX et  début du XX siècle : regain d ’intérêt pour l ’histoire naturelle. Le  zoologiste Milne Edwards fait figure de proue. On construit de nouvelles galeries

° 1940 marque un tournant : un intérêt grandissant se porte sur la protection de l ’environnement.

 

… et l ’an 2009 célèbre le bicentenaire de la naissance de Darwin jardiner passionné, qui se livra à des expériences dans son jardin du Kent

La « Perspective » menant à  La Grande Galerie de l ’Evolution est constituée de deux esplanades semées de plates bandes à intervalles rapprochés, l ’une dédiée à Lamarck, l ’autre à BuffonA l ’origine le Jardin du Roy n ’occupait que la moitié environ de la superficie qu ’il occupe actuellement, le reste nous le devons à Buffon. La partie côté Seine était un chantier de bois flottant.


Le Jardin des Plantes qui appartient au Muséum d ’Histoire Naturelle est à ce titre un campus étudiant

Une serre parmi les trois que compte le jardin. Ici, le « Jardin d ’hiver » de style « art déco », provisoirement fermé pour rénovation (architecte René Berger – 1937)


En face du « Jardin d ’hiver », le « Jardin Botanique »…où on pénètre, entre deux « cultivars de robinier (sorte d ’accacia) à fleurs roses

Le diversité des spécimens végétaux (arbres plus que centenaires, ginkgo, cèdre du Liban, sophora du Japon, noyers d ’Amérique) témoignent des échanges de voyages et d ’acclimatations réussies


Un panneau informe les visiteurs que certains arbres plantés à la fin du XIX siècle étant devenus dangereux vont devoir prochainement être abattus ; mais nous nous sommes rassurés d ’apprendre qu ’un cultivar,  conservé sous forme d ’arbuste greffé à l ’Arboretrum de Chèvreloup,  a produit un jeune pied qui a pu être replanté à proximité des pieds anciens.


Le « Jardin Alpin » renferme » divers  représentants arboricoles d ’horizons divers : Alpes, Pyrénées, Amérique du Nord, maroc, Corse, Himalaya …

J ’évite la très célèbre « Ménagerie » sur la droite et poursuis mon chemin


avant de rencontrer Paul et Virginie…(en face de l ’Amphithéâtre)


Je contourne ce magnifique bâtiment du XVIII de style néo classique 


le « Cabinet d ’Histoire »


mais surtout, l ’ancien pavillon Cuvier où étaient présentées ses collections d ’anatomie comparée et de cétacés


Quelques promeneurs fatigués se posent sur les marches de l ’ancien pavillon

Dans un décor de verdure, se tient une statue à l ’effigie de Michel Chevreul, professeur de chimie organique et directeur du Muséum d ’Histoire Naturelle, de 1863 à 1884 


Au dessus du mur d ’enceinte, la maison où Pierre et Marie Curie se livrèrent à leurs travaux sur la radioactivité. L ’université des Sciences y séjourna  en partie,  jusqu ’à l ’ intégration des étudiants dans les locaux « modernes » de la Faculté de Tolbac, au début des années soixante.


Je reste pensive devant l ’ampleur  de cet entrelas de racines


L ’arbre se dresse haut et fier

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