Victor Hugo… en personne ! -26/11/2010

 

 

L ’été s ’est retiré sur la pointe des pieds, dans l ’accomplissement d ’une nécessité naturelle, avec la pondération résignée et la douceur particulière qui précèdent un départ. 

 

Fenêtres fleuries - Avenue V Hugo 1

 

Les cimes des arbres ont perdu  de leur intensité. Les feuilles sont devenues translucides à force de filtrer le soleil .

 

 

Ave V Hugo - Immeubles en arrondi 2

 

Les arrondis des balcons bourgeois réaffirment avec aplomb leur belle assurance. Les dentelles de leurs frises sont d ’une régularité irréprochable,

 

 

Avenue Victor Hugo - visage 2

 

Bien en vue au-dessus du  portail d ’entrée du  n° 124,   le visage noble et préoccupé du maître des lieux contemple l ’époque.

 

Il avait choisi d ’abriter ses dernières années dans l ’hôtel qui se trouvait à l’emplacement de cet immeuble.

 

Le courrier lui était adressé comme suit :

 

« A monsieur Victor Hugo,

en son avenue, à Paris » »

 

 

 

 

 

Façade Boucherie Lamartine

 

 Une boucherie restée authentique  depuis 1875,  fait face au square Lamartine, planté de tilleuls, où on s ’approvisionne en eaux ferrugineuses servies par une fontaine  ..

 

Dans la boutique classée monument historique, on débite toujours, dans le traditionnel papier d’emballage rose paraffiné, des morceaux de qualité en provenance de toutes les régions françaises 

 

 

 

Rodin -Les Muses - angle Victor Hugo Henri Martin

 

Plus loin,  nous atteignons l ’angle des avenues Victor Hugo et Henri Martin, et trouvons le poète maudit assis sur le rocher des proscrits à Guernesey.

 A ses côtés, veille une muse …

 

 

Rodin - Les Muses - dédié à Victor Hugo

 

Le bras tendu, il semble vouloir apaiser les flots des mers …à moins qu ’il n ’anticipe confusément, à l ’aube du siècle nouveau,   les contrecoups  d ’un excès de confiance placé dans la toute puissance du progrès et de l ’argent. 

 

Rodin -Les muses- Avenue Henri Martin Victor Hugo

 

 « Les Muses » avaient été commandées pour le Panthéon, avant d ’être refusées et placées dans les jardins du Palais Royal. Elles ont enfin trouvé dans les années soixante leur emplacement définitif, à proximité de la maison où le poète s ’est éteint

 

 

 

 «  Pierre à pierre, en songeant aux vieilles moeurs éteintes,
Sous la société qui chancelle à tous vents,
Le penseur reconstruit ces deux colonnes saintes,
Le respect des vieillards et l ’amour des enfants ».

 

 

 

 

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