Villas et bains douches à Pigalle

 

09/11/2009

Repos de jour pour le Moulin Rouge

Ses ailes immobiles ne semblent pas mues par l ’énergie solaire. A la lueur du crépuscule, des amants, « seuls au monde », se sont retrouvés.

Des véritables palais de l ’érotisme se succèdent ; ils ne dorment que d ’un oeil… Plus loin, des vendeurs de « souvenirs de Paris », alignés en brochettes, se préparent fébrilement à « boucler leur journée ».

 L ’effervescence des commerces, est brusquement interrompue
par la présence d ’ UNE GRANDE PORTE, inébranlable et   hermétiquement close

qui ne cède qu ’aux injonctions des initiés.Quelques Montmartrois  s ’octroient, dans leur villa, à l ’écart des tribulations,une bien légitime parenthèse de calme.

L ’allée centrale du boulevard de Clichy plantée d ’arbres, permet de se soustraire  à l ’omniprésence des paillettes et des gambettes laissées en demi teinte derrière les feuillages.

Et soudain, une ouverture inattendue sur le Boulevard de Clichy : l ’insolite paraît


Les bains publics, trouvaille des Romains remonte à plus de deux-mille ans. La pratique du bain répondait non seulement à des nécessités d ’hygiène mais se prêtait volontiers aux échanges sociaux : on s ’y retrouvait, toutes classes confondues. Seules les plus nantis qui habitaient des villas disposaient de bains privés.

Cette brillante invention fit école, et sa pratique se poursuivit au fils des siècles Les « bains-douches »; présents dans tous les quartiers de Paris ouvraient chaleureusement leurs portes : pour une somme modique, on y rencontrait ses voisins, et les chômeurs, qui bénéficiaient de la gratuité, conservaient ainsi un lien au sein de la communauté.
Au gré des améliorations sanitaires, les Bains-Douches municipaux ont progressivement fermés leurs portes. Un mal pour un bien ?

Quelques surprises laissées çà et là, au hasard du chemin à l ’attention de celui qui les découvrira

Traces raffinées d ’activités plus discrètes ici, dans l ’intimité  d ’une paisible impasse qu ’au dehors, des vies s ’activent, plutôt suggérées qu ’imposées à la vue :
le contraste est saisissant.

Editions, écoles de dance, ateliers de peintres, de sculpteurs,
conservatoires d ’art dramatique…

Sous les pavés, que se trame-t-il ?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.